IRRC No. 904

« Tout ce que je veux, c’est savoir » : les témoignages de familles de migrants disparus au Zimbabwe

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Chaque jour, partout dans le monde, des personnes quittent leur domicile en quête d’une vie meilleure. Sur la route, beaucoup disparaissent. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pour mandat de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence ce qui, dans certaines situations, inclut la protection des migrants vulnérables. Le projet pilote du CICR sur les migrants disparus a pour objectif de localiser les migrants zimbabwéens qui sont disparus en Afrique du Sud ou d’élucider leur sort, pour apporter une réponse à leurs familles. Le CICR se propose de travailler avec les autorités sud-africaines et zimbabwéennes pour renforcer et améliorer les dispositifs, outils et moyens utilisés pour localiser les proches disparus, qu’ils soient en vie ou décédés. De plus, le CICR travaille aux côtés des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans la région, afin de rétablir le contact entre les familles qui ont été séparées en raison d’un conflit, d’une migration, d’un déplacement ou de catastrophes d’origine naturelle ou humaine et, si possible, de les réunir, en portant une attention particulière aux enfants.

La Revue a choisi d’ouvrir ce numéro par les témoignages de familles de migrants portés disparus au Zimbabwe. Par ces témoignages, la Revue souhaite montrer la lutte au quotidien, qui dure parfois des années, à laquelle se livrent les personnes qui, ne sachant pas où se trouvent leurs proches, ni le sort qui leur a été réservé, vivent dans une incertitude permanente. Dans le cas de disparitions liées à la migration, les familles qui sont à la recherche de proches disparus sont souvent confrontées à des difficultés et ont divers besoins. Ces personnes ont choisi de partager leur quotidien avec les lecteurs de la Revue, afin que ceux-ci puissent comprendre les sentiments mêlés, entre incertitude, espoir et « besoin de savoir » qu’éprouvent, au quotidien, les familles de migrants disparus. Le CICR a recueilli ces témoignages au Zimbabwe en novembre 2017. L’anonymat des personnes a été respecté afin de protéger les familles.  

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